Une deuxième année au potager bio

Une deuxième année au potager bio

Tout d’abord une très belle année à vous tous ! Quelle vous apporte du bonheur et tout ce dont vous souhaitez ! Pour ma part elle ne pourra être que meilleure que 2018.

Je dois bien avouer que cela fait un bout de temps que je dois vous l’écrire cet article sur le potager, mais je souhaitais d’abord avoir récolté le plus gros des récoltes et avec la belle arrière saison que l’on a eu j’ai eu des tomates très tard, mais je n’arrivais également pas à savoir comment tourner ce post, pour que ce ne soit pas trop confus et pas trop long non plus. Si vous n’avez pas suivi mes aventures au potager, je vous laisse le lien de mon article sur mon premier potager.

Je dois bien admettre que cette deuxième année a été assez chaotique dès le départ. J’ai eu beaucoup de semis qui n’ont pas prit ou qui se sont fait manger dans ma petite serre. Ensuite les jeunes plants, se sont fait dévorer par les limaces, puis il y eu le temps, beaucoup d’eau au mois de juin, puis plus d’eau du tout au mois de juillet avec la canicule. Je me dis que le succès de la première année était peut être dû à la chance du débutant.

Alors essayons de commencer dans l’ordre. Dans un premier temps, nous avons agrandi le potager. Nous avons créer de nouvelles plates-bandes de cultures.

  • Une d’environ 1 m x 7 m
  • Une autre d’ 1 m 10 x 2 m 30
  • Un carré d’aromatiques
  • Un châssis couvert de 90 cm x 90 cm, au départ réaliser pour les semis.

L’homme a également construit une structure pour faire courir les courges en hauteur. Nous avons aussi restauré deux vieux caddies, qui nous donne deux nouveaux bacs de culture. Je crois que le jardinage devient une maladie, moi qui au départ ne voulait qu’un petit espace, pour essayer deux ou trois plantations, à présent je trouve que ce n’est jamais assez grand. Bon maintenant soyons claire je crois que l’on est au maximum de notre surface, on ne pourra pas plus agrandir le potager. Même si le rêve ultime que je viens d’avoir serait de transformer le garage attenant en serre, mais bon on peut toujours rêver. Si je souhaite plus de récoltes il va falloir que je travaille plus sur l’optimisation des planches de cultures.

Mais ça c’était le côté chouette de l’histoire, là où tout se passe bien, après j’ai eu beaucoup de raté. Tout d’abord je voulais faire tout mes semis. Alors j’ai eu un mal fou avec pratiquement tous les semis, beaucoup n’ont pas pris ou ont filés. Je n’ai pas non plus été aidé car là où je les avais commencé, une petite souris avait élu domicile. Elle a alors gratté tous mes pots. Adieu petits semis qui avaient commencés à prendre ! La jolie histoire c’est que nous avons réussi à l’attraper et à la relâcher à l’extérieur, elle était toute mignonne, malgré son esprit ravageur ! Ensuite je les ai mis dans une petite serre à l’extérieur, et là un escargot – ou plusieurs ? – à réussi à s’introduire à l’intérieur et c’est régalé de certains plants…

Pour réaliser mes semis, j’ai essayé plusieurs techniques que je avais vu à droite et à gauche. Je sais déjà que je vais vite abandonner certaines.

Alors j’ai testé :

  • Les godets en plastique, rien à dire dessus. C’est très pratique pour repiquer les plants individuels.
  • Les boites d’œufs, alors ça ce n’est absolument pas pratique. Ça prend de la place, l’espèce de carton absorbe toute l’humidité. De plus il faut vite repiquer les plants dans un pot plus grand, car ils n’ont pas assez d’espace pour se développer.
  • Les caissettes, c’est bien pratique pour le “premier” semis, après il faut repiquer les jeunes plants
  • Les planches alvéolées, je m’en suis surtout servit pour repiquer les salades que j’avais semé dans une caissette. Il faut s’assurer que votre doigt rentre dans le trou du dessous, pour pouvoir retirer la motte facilement. L’inconvénient c’est que ça prend beaucoup de place et que ce n’est pas adapté à toutes les plantes.

Pour les semis à venir cette année, j’ai récupéré chez un poissonnier les caisses de stockage de poissons en polystyrène, de différentes tailles et profondeurs. Elles sont déjà perforées à la base, cela me permettra de les arroser par le dessous, pour que l’eau remonte par capillarité et permette ainsi que les racines ne se développent pas en surface et prennent l’habitude de chercher l’eau en profondeur.

Sur tous mes semis de tomates j’ai réussis à en sauver quelques uns et j’ai du acheter les autres. A l’inverse j’avais bien réussis les semis de cucurbitacées – courges, concombres, cornichons… – de maïs et ceux de salades, mais une fois que je les installés au potager ils ont été dévorés par les limaces et les escargots. Si vous avez suivis mes articles sur mes petits plaisirs, vous avez surement lu mes péripéties. Je n’ai presque pas réussis à avoir de salades cette année. J’ai bien conscience que le partage c’est un peu l’optique perma, mais ne pas pouvoir récolter du tout je dois bien reconnaître que c’est plus que frustrant. Du coup j’ai tout de même essayer de réguler la population de limaces. Dans un premier temps en les attrapant et en les emmenant loin, très loin mais apparemment pas encore assez loin. Du coup j’ai mis des petites coupelles avec de la bière pour les tuer – et là je n’en suis pas fière, je vous le jure. Mais cela m’a tout de même permit de réguler la population et de mieux m’en sortir.

Ensuite on a eu un temps pas vraiment clément. Au mois de mai et juin, il a énormément plu, j’ai eu tellement peur que mes tomates chopent le mildiou, mais non elles ont survécu – ouf. Ensuite il a fait chaud, très chaud, trop chaud et mine de rien les plantes ont tout de même souffert. La preuve les tomates on très peu données en juillet et août, mais beaucoup plus en septembre et octobre.

Personnellement j’ai essayé de peu arroser, malgré la chaleur. Car j’ai l’espoir à terme de pouvoir récolter mes graines et de pouvoir faire mes semis qu’avec mes graines. Pour permettre aux plantes d’être plus résistantes et d’être mieux adaptées à mon sol, mon climat et ma façon de culture. Et comme nous allons arriver dans une périodes où les températures vont forcément augmenter et l’eau se raréfier – oui l’eau n’est pas forcément éternel. Je me dis donc qu’il vaut mieux faire s’habituer les plantes tout de suite. En plus il ne faut pas oublier que ce n’est pas forcément bon de trop d’arroser, car les plantes développent leur système racinaire en surface et non en profondeur, du coup elles ont beaucoup de mal à s’en sortir si d’un coup vous ne pouvez pas les arroser et qu’il commence à faire trop chaud. Du coup je trouve que malgré la chaleur les plants n’était pas vraiment moches, alors bien sur en pleine journée les feuilles étaient toutes molles et retombaient, mais à la tombée de la nuit, elles avaient meilleure mine et remontaient. Il ne faut pas avoir peur quand les feuilles baissent ou brûlent un peu sur le dessus c’est normal, nous aussi on est pas sous notre meilleur jour en plein cagnard !

Alors tout n’est pas négatif, loin de là, déjà ça été le plaisir de jardiner, malgré tout et avoir de jolies récoltes à partir de septembre. J’ai eu de très belles tomates et surtout en quantité, mais aussi des courges, quelques concombres, de belles betteraves. Par contre très peu de cornichons, de maïs, ne parlons pas des salades. Je n’ai pas eu d’haricots, je crois que j’ai eu des ravageurs, mais je n’ai pas réussis à bien les identifier, c’était des sortes de punaises noires et vertes. Les pieds se sont super bien développés, ils ont fleuris mais je n’ai pas vu la couleur des fruits ! Pareil pour mes poireaux, ils étaient magnifiques et d’un coup cela a été le drame, attaqué par la teigne, je les ai tous perdu ….

Au niveau des récoltes, j’ai essayé de peser presque tout ce qui a été cueillis, sauf au tout début, mais aussi les betteraves, car l’homme allait les cueillir pour les manger tout de suite, sans prendre le temps de sortir la balance. Et le gros panier de tomates que ma maman à récolter et m’a rapporter en vacances, qui a vu d’œil devait bien faire une dizaine de kilos. De ce qui a été pesé, j’ai comptabilisé 56kg 350 dont 37kg de tomates et 12kg de courges. Après à une moyenne de 3,50euros le kilos de tomates bio en France, ça commence à faire une belle économie. Alors bien sûr si je n’avais pas de potager, je ne pense pas que j’aurais acheté 40kg de tomates, mais ça permet de faire des conserves et son stock de sauce tomate pour l’hiver.

En ce moment il me reste encore quelques pieds de betteraves, mes céleris raves, un peu d’herbes aromatiques,  quelques salades d’hiver que j’ai essayé de replanter.

Mes projets potager pour l’année qui commence c’est de mieux pouvoir agencer les planches de cultures, pour pouvoir produire plus, travailler mieux sur les hauteurs et les associations. Egalement m’organiser pour avoir une production tout au long de l’année, car je ne me suis pas encore vraiment essayé aux légumes d’hiver.

J’ai commencé cette nouvelle année en commençant à aérer le sol, ce que je n’ai pas pu faire en automne, pour le préparer aux futures cultures. Je vais essayer de débuter les cultures en février avec des semis de fèves et la plantation de bulbes d’oignons et d’échalotes. Si vous voulez suivre mes péripéties au potager, n’hésitez pas à me rejoindre sur Instagram.

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A bientôt, Mélanie



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